Historique

L’origine du Foyer La Halte date de la fin de l’année 1996. Plusieurs associations orléanaises s’étaient rencontrées pour trouver des solutions d’hébergement à des personnes sans abri que les structures existantes ne pouvaient accueillir pour des raisons diverses. Le 10 avril 1997, 11 d’entre elles - AC45, Aides, l’Asti, Asud, la Cimade, la Conférence St Vincent de Paul, le Dal, l’Entraide protestante, le Relais orléanais, les Restaurants du Cœur, le Secours catholique - s’unissent pour lancer le projet qu’elles ont élaboré : un centre d’hébergement de nuit permanent à Orléans susceptibles d’accueillir 12 à 14 personnes. Une association « Halte de Nuit » est créée. Les associations fondatrices sont membres de droit du Conseil d’administration et sept d’entre elles en font toujours partie.

 

De nombreuses démarches seront entreprises pour trouver les financements et les locaux. La recherche de ces derniers sera longue et ce n’est qu’en juillet 2000 que la Ville d’Orléans peut nous allouer un immeuble situé 351 faubourg Bannier susceptible d’accueillir 13 personnes, mais celui-ci ne sera disponible que dans deux ans. En attendant, la Ville d’Orléans peut nous loger provisoirement dans deux maisons vouées à la démolition situées aussi faubourg Bannier, en face de la cité administrative Coligny. Quelques aménagements sont nécessaires. Ils seront effectués par une équipe d’insertion du Relais orléanais et c’est le 23 novembre de cette même année 2000 que le centre peut ouvrir ses portes. La capacité d’accueil est de 6 personnes. Elle est portée à 7 après un mois de fonctionnement. Le financement est assuré par l’Etat, le Conseil général du Loiret et le CCAS d’Orléans. 4 salariés assurent le fonctionnement : 1 éducateur social responsable du centre et 3 veilleurs de nuit.

 

Très rapidement, cette équipe est confrontée aux multiples problèmes que rencontrent les personnes hébergées. Celles-ci ont besoin de se poser un certain temps. Il faut les accompagner et tenter de les réinsérer socialement. Le responsable du centre va s’y employer avec l’aide des veilleurs de nuit moyennant des modifications de leurs horaires. Pour tenir compte de cette évolution, l’association prend le nom mieux adapté de « La Halte ».

 

En raison de retards imprévus, le centre fonctionnera quatre ans dans ces locaux provisoires. Une quarantaine de personnes y auront séjourné (dont un bébé !) et ce n’est que le 22 novembre 2004 que le centre peut emménager dans ses nouveaux locaux.

 

En février 2005, à peine installés, deux appartements sont mis à notre disposition à notre demande, dans un bâtiment neuf voisin - la résidence des Aydes - géré par l’association l’Etape pour que nous puissions y loger des résidents en bonne voie de réinsertion avant qu’ils ne prennent leur autonomie. Un couple et une personne seule y prennent place.

 

Le travail d’accompagnement et de réinsertion sociale devient aussi vite important en raison de l’augmentation du nombre de résidents : en 2007, une éducatrice spécialisée est embauchée et en 2008, les veilles de nuit sont supprimées afin que les trois salariés qui les assuraient prennent en charge l’animation. Ces derniers libèreront la chambre de repos qu’ils occupaient, ajoutant ainsi une quatorzième place d’accueil.

 

En octobre 2009, La Halte est agréée comme « centre d’hébergement de stabilisation (CHS) ». Il faut s’agrandir : deux nouvelles chambres sont créées en 2012 dans un local annexe qui servait de buanderie. 16 places sont désormais disponibles. Un chenil est installé. L’équipe salariée se renforce. Le vivre-ensemble s’organise : un atelier cuisine veille à l’approvisionnement et prépare les repas ; un l’atelier bois fabrique du mobilier avec des palettes ; on fait pousser des légumes dans le jardin ; un petit bureau est transformé en « blablathèque » ; des sorties culturelles et sportives sont organisées le week-end.

 

Fin 2015, un projet d’extension du foyer dans le bâtiment voisin des Aydes est présenté. Cinq des six appartements de ce bâtiment seraient proposés comme en 2005 et 2006, à des résidents du foyer en bonne voie de réinsertion pour qu’ils puissent se préparer à une vie autonome, le sixième étant converti en cuisine et salle à manger et bureau. Ce projet se concrétise en 2016. Le programme de travaux de rénovation et d’aménagement des deux bâtiments qui l’accompagnait est en cours de réalisation et devrait être terminé en décembre 2017, vingt ans après la création de l’association. Une belle consécration du travail accompli par les équipes salariées et les membres du Conseil d’administration.

 

Rédigé par Monsieur Jean Lhégu membre fondateur de l’Association